Jeudi 1 octobre 2009
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16:22
Il est de la cuisine, comme de la sorcellerie.
Il y faut une initiation, des rites, un lieu, des ustensiles, et surtout, avoir l’âge de la transmission des pouvoirs.
Le « à toi de jouer » en guise de dédicace à la première page du livre de Françoise Bernard « les recettes faciles » en dit long.
Elle date de juin 1978. Exactement, du premier juin 1978, jour de mon anniversaire.
Elle est signée « tes parents » ce qui est une lâcheté, car jamais, ô grand jamais mon père aurait eu une idée aussi saugrenue de vouloir m’acheter un livre de cuisine…
Malgré tout, ce livre est actuellement en piteux état, les pages s’envolent, il y a des tâches de gras sur certaines pages, ce qui prouve tout de même qu’il aura été ouvert, essayé, consulté et même lu.
Le « à toi de jouer » m’a toujours refroidi, ne trouvant pas dans la cuisine le moindre amusement.
Passer des heures à préparer quelque chose qui s’englouti en cinq minutes n’est à mes yeux qu’une perte de temps. Si encore quelques remarques approbatives n’entendaient ensuite, « c’est à peine tiède », « passe-moi le sel, c’est pas du tout salé » ne sont pas ce que j’appelle de sympathiques et encourageantes remarques…
Mon impatience à jouer a toujours eu horreur des règles à lire au préalable et elle supporte à peine une lecture à voix haute par d’autres comparses.
Les règles doivent être dites en deux mots maximum, le temps de distribuer les cartes. La part d’enfant piétine d’impatience pendant que les mains déjà classent les cartes.
Ma mère donc, auteur de cette dédicace, s’est évertuée pendant assez longtemps (il faut rappeler ici qu’elle est cent pour cent bretonne ce qui n’est pas le moindre de ses charmes) à vouloir me faire aimer faire la cuisine coûte que coûte et quitte à faire connaître au reste de la famille les joies des salles d’attente hospitalières.
A chaque anniversaire, une couche supplémentaire.
Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais pour moi un cadeau d’anniversaire, c’est un cadeau vraiment qui doit correspondre à la personne. Encore plus qu’à Noël ou au jour de l’an, où là, ce sont des cadeaux tout azimut, un échange de cadeaux plus ou moins réussi.
L’anniversaire, c’est le jour pour vous. Un jour unique dans l’année où vous êtes le sujet, la une du journal. Alors c’est pour ce jour là qu’on l’on choisi le cadeau de la personne, en fonction de ses goûts, de ses attentes, de la sensibilité.
Et bien, sachant que la cuisine n’est vraiment pas ma pièce préférée, j’ai reçu : une année, une série de casserole en inox qui a du entrer dans mes placards pour venir s’installer à la place de ma chère popote de camping.
Si encore la batterie de casseroles avait été en couleur !
Mais non, tu enfanteras des plats dans l’ennui et la morosité.
Il y faut une initiation, des rites, un lieu, des ustensiles, et surtout, avoir l’âge de la transmission des pouvoirs.
Le « à toi de jouer » en guise de dédicace à la première page du livre de Françoise Bernard « les recettes faciles » en dit long.
Elle date de juin 1978. Exactement, du premier juin 1978, jour de mon anniversaire.
Elle est signée « tes parents » ce qui est une lâcheté, car jamais, ô grand jamais mon père aurait eu une idée aussi saugrenue de vouloir m’acheter un livre de cuisine…
Malgré tout, ce livre est actuellement en piteux état, les pages s’envolent, il y a des tâches de gras sur certaines pages, ce qui prouve tout de même qu’il aura été ouvert, essayé, consulté et même lu.
Le « à toi de jouer » m’a toujours refroidi, ne trouvant pas dans la cuisine le moindre amusement.
Passer des heures à préparer quelque chose qui s’englouti en cinq minutes n’est à mes yeux qu’une perte de temps. Si encore quelques remarques approbatives n’entendaient ensuite, « c’est à peine tiède », « passe-moi le sel, c’est pas du tout salé » ne sont pas ce que j’appelle de sympathiques et encourageantes remarques…
Mon impatience à jouer a toujours eu horreur des règles à lire au préalable et elle supporte à peine une lecture à voix haute par d’autres comparses.
Les règles doivent être dites en deux mots maximum, le temps de distribuer les cartes. La part d’enfant piétine d’impatience pendant que les mains déjà classent les cartes.
Ma mère donc, auteur de cette dédicace, s’est évertuée pendant assez longtemps (il faut rappeler ici qu’elle est cent pour cent bretonne ce qui n’est pas le moindre de ses charmes) à vouloir me faire aimer faire la cuisine coûte que coûte et quitte à faire connaître au reste de la famille les joies des salles d’attente hospitalières.
A chaque anniversaire, une couche supplémentaire.
Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais pour moi un cadeau d’anniversaire, c’est un cadeau vraiment qui doit correspondre à la personne. Encore plus qu’à Noël ou au jour de l’an, où là, ce sont des cadeaux tout azimut, un échange de cadeaux plus ou moins réussi.
L’anniversaire, c’est le jour pour vous. Un jour unique dans l’année où vous êtes le sujet, la une du journal. Alors c’est pour ce jour là qu’on l’on choisi le cadeau de la personne, en fonction de ses goûts, de ses attentes, de la sensibilité.
Et bien, sachant que la cuisine n’est vraiment pas ma pièce préférée, j’ai reçu : une année, une série de casserole en inox qui a du entrer dans mes placards pour venir s’installer à la place de ma chère popote de camping.
Si encore la batterie de casseroles avait été en couleur !
Mais non, tu enfanteras des plats dans l’ennui et la morosité.